La kinésithérapie est une discipline paramédicale au carrefour de toutes les spécialités médicales. Elle a pour rôle la rééducation et la réhabilitation fonctionnelles (mobilité, endurance, renforcement musculaire) des patients après une maladie ou un traumatisme.

Qui peut consulter un kinésithérapeute ? Pour quels symptômes et à quel moment ? Les séances sont-elles remboursées ? Nous répondons à toutes les questions que vous vous posiez sur cette discipline vaste.

Petit tour d’horizon sur la kinésithérapie

Le kinésithérapeute n’est pas un médecin. Cependant, son diplôme est certifié par l’ordre national des masseurs-kinésithérapeutes et il s’inscrit régulièrement au Conseil de l’Ordre. Il peut travailler à son propre compte ou comme salarié dans un centre hospitalier, un centre de rééducation ou un cabinet privé. C’est le spécialiste masseur vers qui le médecin physique ou tout autre médecin spécialiste oriente fréquemment les patients qui ont besoin de rééducation et de réadaptation physique.

Celui-ci administre les soins de façon manuelle ou à l’aide d’équipements (ultrasons, laser, froid, piscine, systèmes de suspension, etc.). Les activités du kinésithérapeute regroupent le massage, la cryothérapie, l’électrothérapie ou encore la physiothérapie. Il procède à des exercices actifs comme :

  • la gymnastique médicale,
  • les étirements,
  • la musculation…

Ces différents exercices servent à la rééducation d’une articulation, à la correction de l’équilibre ou de la posture à la suite d’une blessure. Les exercices de kinésithérapie peuvent être également passifs. Dans ce cas, il s’agit de massages, étirements et mobilisations qui aident les muscles à retrouver leur élasticité. La kinésithérapie passive est aussi bénéfique pour traiter la raideur et développer l’amplitude articulaire. En somme, le kinésithérapeute aide les patients à recouvrer leurs capacités fonctionnelles ainsi qu’un meilleur niveau de qualité de vie.

La kinésithérapie peut aussi servir aux personnes non malades, spécialement les sportifs amateurs et professionnels. Il existe des professionnels du métier spécialisés dans le sport. Les athlètes peuvent consulter par exemple https://www.jacques-levy-kinesitherapie.fr/ pour faire appel à un kinésithérapeute du sport certifié. Pour effectuer un massage pour une remise en forme ou une relaxation, le kinésithérapeute n’a pas besoin d’une prescription médicale. Par contre, cette dernière est nécessaire pour réaliser des bilans de capacité.

Quels sont les domaines de compétences du kinésithérapeute ?

L’expertise du kinésithérapeute est utile dans de nombreuses spécialités médicales et chirurgicales. Il soigne une variété de maux liés à la douleur, au traumatisme ou à d’autres pathologies.

Séquelles de traumatismes ou d’intervention chirurgicale

Le kinésithérapeute peut être sollicité pour un besoin de rééducation après un traumatisme préalablement pris en charge médicalement (fracture, entorse, tendinite…). En outre, la kinésithérapie est également utilisée pour prévenir d’éventuelles blessures (élongation, déchirure musculaire, claquage…). Ce paramètre est surtout utile pour les sportifs. Il est important qu’ils aient recours à un kinésithérapeute pour corriger leur posture, se préparer physiquement et maintenir leur forme avant comme après les compétitions.

Le kinésithérapeute propose une éducation à la posture et aux bonnes pratiques pour se déplacer et porter des charges.

Troubles respiratoires

En kinésithérapie, il existe des exercices respiratoires pour améliorer la capacité respiratoire des patients présentant des troubles respiratoires. Elles consistent à enseigner au patient les bonnes techniques de mouchage et de respiration afin qu’il puisse éliminer facilement et correctement les sécrétions l’empêchant de bien respirer. Des mouvements de pressions sur la cage thoracique des patients permettent de désencombrer leurs bronches.

La kinésithérapie respiratoire est destinée aux patients souffrant d’asthme, de bronchites chroniques, de pneumonies. Elle concerne également les patients alités développant les complications respiratoires de décubitus (encombrement bronchique, infections respiratoires basses, etc.).

Le kinésithérapeute intervient également dans la prise en charge des :

  • douleurs chroniques de l’appareil locomoteur,
  • lésions musculaires et ostéo-articulaires (arthrose, cervicalgie…),
  • lésions cardio-respiratoires (accident vasculaire cérébral),
  • troubles moteurs (mauvaise coordination, paralysie, etc.),
  • autres complications de décubitus.

D’autre part, il s’occupe en gynécologie de la rééducation du périnée après un accouchement, en neurologie de la récupération d’amplitude musculaire et d’une force musculaire suffisante, etc.

Hormis le domaine du sport, les kinésithérapeutes sont spécialisés dans d’autres secteurs comme la chiropractie, la post-chirurgie, la neurologie, la cardiologie, la pédiatrie, la gériatrie, etc. Certains sont aussi spécialisés en kinésithérapie vestibulaire (traitement des troubles de l’équilibre d’origine ORL comme les vertiges) et en accompagnement post-rémission d’un cancer.

À quel moment consulter un kinésithérapeute ?

Comme stipulé plus haut, la nécessité de consulter un kinésithérapeute émane généralement du médecin traitant notamment le médecin généraliste, le chirurgien, le gynécologue ou le médecin physique. Il oriente le patient vers le kinésithérapeute s’il juge cela nécessaire.

Vous êtes également en mesure de vous tourner vers le kinésithérapeute sans passer par un médecin dans les cas suivants : kinésithérapie prénatale en préparation à l’accouchement, rééducation périnéale après l’accouchement, redressement postural après une lombalgie, etc. Cependant, nous vous conseillons vivement de demander l’avis de votre médecin traitant au préalable. En fonction du diagnostic posé par votre médecin référent, du traitement désiré, le kinésithérapeute définira les moyens et techniques adaptés à vos besoins en tenant compte de vos antécédents et caractéristiques physiques.

Rappelons que les patients souffrant de cancer, de fragilité osseuse ou ligamentaire, ou encore ceux porteurs d’un stimulateur cardiaque ne doivent pas bénéficier des services du kinésithérapeute. La pathologie pourrait être aggravée avec risque de dissémination des cellules cancéreuses en ce qui concerne les tumeurs malignes.

De même, la kinésithérapie respiratoire est contre-indiquée chez les patients atteints de pneumothorax, de fracture de côtes ou de spasme bronchique.

Quel est le tarif d’une consultation de kinésithérapie ?

Le coût d’une séance de kinésithérapie varie en fonction de plusieurs facteurs comme la nature de la consultation (à domicile ou en cabinet) et le nombre de séances (précisé parfois par le médecin). Si vous résidez en région parisienne, il se peut que vos séances coûtent plus cher que la normale. Mais en moyenne, il se situe autour de 16 euros les 30 minutes.

Les séances chez ce professionnel de santé sont remboursées à hauteur de 60 % par la sécurité sociale. Toutefois, cette indemnisation est soumise à condition. En effet, les séances doivent être effectuées sur prescription médicale. D’où l’intérêt de consulter d’abord votre médecin traitant. En revanche, le remboursement ne couvre pas les dépassements d’honoraires. Le reste à charge est à vos frais, excepté si vous bénéficiez d’une mutuelle santé. Vérifiez votre contrat ou contactez votre mutuelle pour confirmer ce type de remboursement. La kinésithérapie en rapport avec les ALD (affections de longues durées) est totalement prise en charge par la sécurité sociale.

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